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Comment l’équipe du CPS favorise l’équité dans le contenu clinique

 

Questions et réponses avec la rédactrice en chef de l’APhC, Sarah Jennings, Ph. D.

Dr. Sarah Jennings

Depuis quelques années, l’équipe de rédaction de l’APhC se livre à un examen exhaustif du contenu du CPS afin de repérer les cas de préjugés, de racisme ou de discrimination, et de procéder aux corrections nécessaires. Faisant fond sur ce travail fondamental, la rédactrice en chef Sarah Jennings, Ph. D., nous parle des changements qu’a connus le CPS ces dernières années, en soulignant les ajouts importants, les refontes majeures du contenu et la place qu’occupe maintenant l’équité dans les pratiques actuelles de rédaction.

 

 

Lorsque vous êtes devenue rédactrice en chef, comment vous est venue l’idée de faire évoluer le travail entrepris?

Quand je me suis jointe à l’APhC, beaucoup de travail préparatoire important avait déjà été effectué pour repérer les cas de préjugés et les lacunes qui existaient dans notre contenu. Ma priorité a été de donner une nouvelle impulsion à ces efforts et d’en faire un élément fondamental de notre approche dans tout ce que nous faisons. Que ce soit lorsque nous élaborons de nouveaux chapitres, apportons des changements mineurs ou majeurs, ou mettons à jour les outils cliniques intégrés au CPS, nous veillons à faire de l’équité une considération omniprésente.

Au lieu de voir en cela une initiative de durée limitée, nous avons tâché d’incorporer ces principes à notre politique rédactionnelle et à nos processus de révision, de sorte que ce travail d’éradication des préjugés fasse partie intégrante de l’évolution du CPS au fil du temps.


Quels ajouts importants ont été apportés au CPS sur ce plan? Pouvez-vous nous donner quelques exemples?

Deux chapitres ajoutés ces dernières années s’imposent comme des exemples très parlants du travail que nous avons entrepris.

Ainsi, le chapitre Considérations dermatologiques sur les peaux de couleur remédie directement à des lacunes qui existent depuis longtemps dans la formation clinique en fournissant une orientation, des images et des conseils pour l’évaluation qui reflètent la manière dont les affections dermatologiques peuvent se manifester sur différentes couleurs de peau.

De même, le chapitre Soins d'affirmation de genre pour les personnes trans et de diverses identités de genre a été ajouté l’an dernier pour soutenir les pharmaciens en leur proposant des conseils fondés sur des données probantes, des formulations destinées à favoriser l’inclusivité et des éléments pratiques à prendre en considération pour prodiguer aux personnes trans et de diverses identités de genre des soins respectueux et axés sur les patients.

Ces deux chapitres donnent suite aux besoins de directives plus claires et plus inclusives sur ces questions exprimés par les praticiens, et constituent des ajouts significatifs au CPS.


Mis à part ces nouveaux chapitres, quels aspects du CPS ont fait l’objet des mises à jour les plus substantielles?

Parmi les mises à jour importantes effectuées récemment, nous avons notamment procédé à une révision majeure du chapitre Soins capillaires, alopécie et croissance pilaire excessive. Cette mise à jour nous a donné l’occasion de corriger certaines opinions préconçues liées aux cheveux, à la race et au genre, d’améliorer la représentation de l’éventail des couleurs de peau et de développer les orientations fournies concernant les pratiques de coiffage propres à des spécificités culturelles et le soin des cheveux.

Par ailleurs, nous continuons de mettre à jour de nombreux chapitres se rapportant à la dermatologie en y ajoutant de nouvelles images de référence montrant des affections telles qu’elles se manifestent sur différentes couleurs de peau, notamment du contenu sur les pellicules et la dermatite séborrhéique, l’érythème fessier, les mycoses unguéales et les éruptions cutanées virales.

Ces changements contribuent à faire en sorte que le contenu reflète mieux la diversité des patients que les pharmaciens voient dans l’exercice de leur profession.


Le langage utilisé joue un rôle important dans la formation clinique. Quelle approche le CPS a-t-il adopté à cet égard?

Nous continuons de mettre à jour les termes employés pour décrire les manifestations dermatologiques et les symptômes, de sorte qu’ils soient plus inclusifs et plus exacts du point de vue clinique.

Par le passé, la littérature médicale a souvent pris comme point de référence la peau claire, utilisant des termes comme « rougeur » sans tenir compte de l’aspect différent que pourrait prendre la même affection sur une peau plus foncée. Dans la mesure du possible, nous rédigeons maintenant des descriptions qui reflètent tout un éventail de manifestations possibles – par exemple, nous signalons que telle ou telle affection pourrait se manifester différemment sur une peau claire comparativement à une peau à pigmentation foncée.

Notre objectif n’est pas simplement de promouvoir l’inclusivité; c’est aussi d’améliorer l’exactitude du contenu clinique et de favoriser une meilleure évaluation et une meilleure prise de décisions.


Ce travail a-t-il eu une incidence sur des outils ou des aspects du CPS autres que la dermatologie? Avez-vous des exemples?

Oui. La calculatrice de la fonction rénale du CPS offre un excellent exemple. Elle a été mise à jour afin d’éliminer de ses équations tout coefficient d’ajustement fondé sur la race, en conformité avec les lignes directrices de pratique clinique actuelles.

Ce travail reflète une tendance accrue à cesser d’utiliser la race comme critère dans la prise de décisions cliniques en matière de soins de santé, et il garantit que les outils du CPS suivent les meilleures pratiques et l’évolution des données probantes.


Que faites-vous pour assurer la continuité de ce travail?

C’est un effort continu. Notre travail de révision et de mise à jour du contenu, des images et de la terminologie se poursuit, et nous réévaluons régulièrement nos politiques et procédures rédactionnelles pour nous assurer qu’elles favorisent l’inclusivité et l’équité en matière de soins.

Nous demandons aussi des avis auprès d’un éventail diversifié de praticiens et d’experts en la matière, démarche essentielle pour repérer les lacunes qui, autrement, pourraient nous échapper. Notre objectif est de faire en sorte que le CPS reste une ressource digne de confiance et rigoureuse sur le plan clinique, qui reflète à la fois la diversité des patients au Canada et les réalités de l’exercice de la profession de nos jours.


Quel message aimeriez-vous transmettre aux professionnels de la santé qui utilisent actuellement le CPS?

Je leur rappellerais que ces mises à jour visent à favoriser de meilleurs soins. En améliorant la manière dont les affections sont décrites, représentées et évaluées, nous aidons les pharmaciens et d’autres professionnels de la santé à reconnaître les différences, à éviter les idées préconçues et à offrir à chaque patient des soins qui sont respectueux, bien adaptés et fondés sur des données probantes.

 

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