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Canadian Pharmacists Association
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Plus d'un million de Canadiennes continuent d'avoir du mal à se procurer des contraceptifs et à accéder à d'autres services de santé

Vif soutien dans tout le pays pour une amélioration de l’accès grâce aux pharmaciens

Le 6 mars 2020 (Ottawa) : Plus d’un million de Canadiennes continuent d’avoir du mal à se procurer des contraceptifs et à accéder à d’autres services de santé. De longs temps d’attente dans les cliniques, la difficulté à se rendre dans une clinique à des heures pratiques pour elles, le fait de ne pas avoir de médecin de famille et le fait que la clinique est trop loin figurent parmi les obstacles mentionnés.  

D’après un sondage commandé par l’Association des pharmaciens du Canada (APhC), 7 % des femmes qui prennent des contraceptifs délivrés sur ordonnance déclarent avoir du mal à obtenir une ordonnance ou à la faire renouveler, et on passe à 14 % chez les femmes de 18 à 29 ans. Bien que ce soit une petite minorité, cela laisse supposer que plus d’un million de Canadiennes se heurtent encore à des obstacles dans la gestion de leur santé génésique.

« Il est malheureux qu’en 2020, alors que la ‘pilule’ existe depuis une soixantaine d’années, des Canadiennes continuent d’avoir du mal à se procurer cette forme de soins de santé féminine essentielle ou d’autres », déclare Christine Hrudka, pharmacienne et présidente du conseil d’administration de l’APhC. « Pour bien des femmes, les pharmacies sont les points d’accès les plus proches et nous pouvons fournir un excellent service, tout en comblant ces lacunes pour nos patientes. »

La prescription et le renouvellement par le pharmacien constituent une des solutions. Beaucoup sont favorables dans le pays à ce que les pharmaciens soient un autre point d’accès pour le renouvellement et la prescription de contraceptifs oraux (82 % et 72 %, respectivement), et une grande majorité de femmes (73 %) pensent qu’elles auraient ainsi accès plus facilement à la contraception. Malgré cela, seules quatre provinces canadiennes (AB, SK, Qc et N.-É.) autorisent les pharmaciens à prescrire, à divers degrés, des contraceptifs.

Les problèmes d’accès ne se limitent pas à la contraception. Ils concernent aussi des problèmes de santé courants chez les femmes, comme les infections urinaires, 7 % femmes estimant aussi qu’il leur est difficile d’obtenir un traitement médical pour ce type d’infection que près de la moitié des femmes connaîtront avant le début la trentaine.

Les femmes reconnaissent le rôle que les pharmaciens peuvent jouer dans l’amélioration de l’accès à ces services de santé et elles y sont favorables :

  • 87 % sont favorables à ce que les pharmaciens puissent offrir indépendamment des services d’évaluation et de traitement des infections urinaires;
  • 88 % des femmes font confiance aux pharmaciens pour ce qui est d’évaluer des maux courants chez les femmes, comme les infections urinaires, les mycoses, les règles douloureuses et la ménopause, et de prescrire des traitements pour ces maux;
  • 77 % des femmes estiment qu’en autorisant les pharmaciens à évaluer les infections urinaires et à prescrire des traitements, on libérerait du temps qui permettrait aux médecins de s’occuper d’autres problèmes;
  • Une majorité de femmes mentionnent un accès plus rapide aux soins, plus de commodité et un service de qualité égale ou supérieure quand elles voient un pharmacien pour des problèmes de santé féminins courants.

Comme pour les contraceptifs, dans de nombreuses provinces, les pharmaciens ne sont pas autorisés à évaluer les infections urinaires et à prescrire un traitement lorsqu’elles sont sans complications, malgré les données factuelles croissantes en montrant l’intérêt pour notre système de santé. Même si les pharmaciens communautaires ne prenaient en charge que 25 % des Canadiennes souffrant d’une infection urinaire non compliquée dans les cinq prochaines années, notre système de santé économiserait quelque 51 millions de dollars.

Beth Kessler, pharmacienne à Regina (SK), où les pharmaciens peuvent prescrire des contraceptifs et évaluer et traiter les infections urinaires, déclare qu’il est très gratifiant d’aider les femmes à accéder plus facilement à ces services : « Les infections urinaires sont des infections courantes qui amènent les femmes à se rendre dans des cliniques, alors que beaucoup peuvent facilement être soignées dans une pharmacie. De plus, les femmes attendent longtemps dans les cabinets médicaux pour renouveler leur ordonnance de contraceptifs qu’elles prennent depuis des années. Quand on dit à ces femmes qu’on peut s’occuper de leur ordonnance de contraceptifs ou soigner leur infection urinaire à la pharmacie, on voit au soulagement qui se lit sur leur visage combien un accès rapide et facile à ces services de santé féminine est important. »

Même avec un réel soutien au plein exercice de la profession de pharmacien en matière d’évaluation et de prescription, les Canadiennes sont à la merci de leur code postal. L’APhC continue de demander l’égalité dans tout le pays pour ce qui est d’autoriser les pharmaciens à exercer pleinement leurs compétences afin d’améliorer l’accès aux services de santé primaire.

Au sujet de l’Association des pharmaciens du Canada
L’Association des pharmaciens du Canada (APhC) est la voix nationale unificatrice de la pharmacie et de la profession de pharmacien au Canada. Alors que les pharmaciens jouent un rôle accru dans la prestation de services de soins de santé, l’APhC veille à ce que la profession soit reconnue comme une figure de proue à l’échelle nationale, influant sur les politiques, les programmes, les budgets et les initiatives qui touchent la profession de pharmacien et la santé des Canadiens.